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Il était une fois.......Serre Chevalier Nature en pays Grassois

 

Par l'odeur des parfums attirés, nous nous sommes retrouvés, à 27, un jeudi de mai dans le jardin du Musée International de la Parfumerie à Mouans-Sartoux.

 

Un pique-nique au soleil et nous voilà avec nos charmantes accompagnatrices pour la visite. Nous découvrons les plantes du pays Grassois et parmi elles les stars prisées des maîtres parfumeurs : Jasmin, Rose, Tubéreuse, Lavande, Iris, Bigaradier... Tout le site est écologique.

L'histoire de la parfumerie à Grasse est liée à l'eau et, ce qui peut paraître curieux, aux tanneries.

A l'origine, cette eau abondante qui courait de Saint Cézaire à Grasse permettait le travail des peaux. A la fin du Moyen Age, après les grandes épidémies, l'habitude de se laver disparut par peur de la transmission, par l'eau, de la peste et du choléra.

L'odeur forte du cuir pouvant indisposer, les hommes eurent alors l'idée de cultiver les fleurs odorantes, (aidés par un climat et un terroir favorables) pour parfumer leurs produits. De fil en aiguille les gants des élégantes furent parfumés et en 1614 le Roi reconnut le métier de gantier-parfumeur. Finalement les tanneries pour des raisons économiques disparurent et restèrent les activités de ganterie et de parfums .

Il se raconte même -et n'allez pas mettre en doute cette histoire- que Catherine de Médicis est venue spécialement pour se faire ganter. Cette publicité  a largement contribué à la renommée de Grasse !

Nous avons quitté les jardins pour une grande visite du Musée International de la Parfumerie à Grasse et le soir nous nous sommes retrouvés à La Colle sur Loup, au Belambra sur une belle colline boisée où le directeur  ami de l' UCPA, nous a accueillis amicalement et où nous avons trouvé gite et couvert de très bonne qualité. On peut même dire que certains se sont gavés de desserts.

Le lendemain départ à 8h30 par grand beau temps, pour une longue journée avec notre sympathique spécialiste, Jean-Pierre Fromentin, et son épouse Agnès. Nous montons sur le plateau de Caussols et Calern à 1 300 m d'altitude où se trouve l'observatoire de la Côte d'azur avec ses différentes coupoles.

Les Préalpes de Grasse présentent un paysage et une géologie karstique exceptionnels, une flore spécifique des pelouses sèches préalpines recelant de nombreuses plantes patrimoniales. Rappelons-nous (humblement) que les Alpes maritimes ont la flore la plus riche de France, ex æquo avec les Pyrénées orientales !

Découverte de Fritillaria orientalis de Caussols, Cytisus ardoini endémique, Lavandula angustifolia, Orchis militaris, Orchis Morio, Tulipa sylvestris, Polygale Myrtifolia etc....... Jean-Pierre est désolé, le plateau est plus fleuri d'habitude, mais la neige (comme chez nous) est partie il y a peu.

Au Passage quelques beaux oiseaux : huppe fasciée, vautour, gypaète Jean le blanc, crave au bec rouge, alouettes... Nous profitons également d'un très beau paysage avec au loin d'un côté le Mercantour enneigé et de l'autre la Méditerranée.

L'après midi, nous retournons sur le plateau et tout en herborisant et en cherchant des noises à la Lycose de Narbonne (l'araignée), nous allons découvrir une borie du 19e dans son enceinte de pierres sèches. Un lièvre s'enfuit.

 

 

 

 

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